Mat_Juke

le Forain Lunaire
__________________________

Mathias Adamkiewicz

00:00

Textes

Les Gens A l'Est

Refrain : Les gens à l’Est dans le mauvais temps,

Portent sous le bras un roman.

Vos murs sont gris, beaucoup ont vu

Leurs rides sourient aux jeunes de la rue

Un petit docteur dans son chagrin

Aime quand son cœur se noie dans le vin

Un mécano tous les matins

Rêve que le métro le mènera plus loin

Ceux de la cuisine préparent un pain

Gravé des lignes qui courent sur leurs mains

La fleur dans le vase bien tristement

Sait que l’on rase ses sœurs dans les champs

Sous son grand casque le comédien

Derrière son masque à l’air d’un pantin

Quand il a mal le musicien

Sent le signal quand revient son refrain

Bruns paysans noirs ouvriers

Même en s’taisant continuent de prier

Les gens à l’Est maintenant

Ne lisent plus de romans

© Mathias Adamkiewicz 1983 -2026


La Gamine

Refrain : Une petite gamine, s’en allait tout doucement

Avec sa toute petite mine, cueillir les couleurs des champs.

Dans ses mains toutes fines

On dirait du tissu blanc

Quelques fleurs cristallines

Comme en son cœur d’enfant

Entre monts et petits villages

Où la flore connaît son visage

Elle n’arrête pas sa petite chanson

Belle et jolie comme ficelle d’horizon

Tous les oiseaux du ciel lui répondent

Et tambours abondent quand le tonnerre gronde

Quelle symphonie !

L’Aigle aux ailes qui pointent le temps

Lui déposa les mots du vent :

« Viens je te mène là-bas dans le bosquet

Cueillir la rose princière que j’ai faite »

-« Maintenant, fit-elle, j’ai un cœur dans mon bouquet »

Si tu me demandes pour qui elles sont

Moi je te dis : pour son petit frère

© Mathias Adamkiewicz 1983 -2026


Courons pour Gagner l'Amitié

Si tu prends le flambeau

Garde un’ flamme

Sers la bien dans l’étau

De ton âme

Sous le signe de ton nom

Le chemin ne sera plus long

Il rejoint le nom des hommes et des femmes

Et tandis que le parcours dure, dure

Dans ta course le temps long tu rendures

Rappelle-toi de l’éclat que gardais ton bras

Sa lueur, sa chaleur qui est sûre

Quant tu comptes les efforts que tu donnes

La foulée mène le corps et l’étonne

Cette force, passion

Qui dessine un sillon

C’est le feu de ton cœur qui entonne

(Refrain) Courons pour gagner l’amitié

Chantons pour chanter ensemble

Je te mets tu me mets les lauriers

Vois, mon regard te ressemble

Lalala etc.

Si tu lèves l’étendard qu’on dépose

Des voix disent « trop tard » mais tu oses

Tiens-le fort, tiens-le haut

Ce pur et blanc drapeau

Sans fléchir quand tu cours, sans pause

Dans la nuit l’horizon t’abandonne

Seul tes pas et leur son qui résonne

Tu écoutes le silence

Le brouillard est dense

Un vent dit que la route sera bonne

Quand les astres se mêlent à l’aurore

À l’instant où toute belle vient d’éclore

Bat le pouls ta bannière

Et tous les gens de la terre

Suivront en chantant encore

(Refrain)

Si tous les hurlements du tonnerre

Leur furie s’acharnant sans se taire

Ta lueur il la teintent couleur de la crainte

N’oublie pas que ta course libère

Quan tous les pavillons tu éveilles

Avec tous ses haillons

Que le sang paye

Rattache-les pour de bon

Cette fois les liens tiendront

Les couleurs flotteront si tu veilles

Gagnant la croisée des chemins

Prend l’enfant la rosée dans ses mains

Il te pointe son navire

Tu lis son doux sourire

Son voyage est un chant sans fin

(Refrain)

© Mathias Adamkiewicz 1983 -2026