Mathias Adamkiewicz
Refrain : Les gens à l’Est dans le mauvais temps,
Portent sous le bras un roman.
Vos murs sont gris, beaucoup ont vu
Leurs rides sourient aux jeunes de la rue
Un petit docteur dans son chagrin
Aime quand son cœur se noie dans le vin
Un mécano tous les matins
Rêve que le métro le mènera plus loin
Ceux de la cuisine préparent un pain
Gravé des lignes qui courent sur leurs mains
La fleur dans le vase bien tristement
Sait que l’on rase ses sœurs dans les champs
Sous son grand casque le comédien
Derrière son masque à l’air d’un pantin
Quand il a mal le musicien
Sent le signal quand revient son refrain
Bruns paysans noirs ouvriers
Même en s’taisant continuent de prier
Les gens à l’Est maintenant
Ne lisent plus de romans
© Mathias Adamkiewicz 1983 -2026
Refrain : Une petite gamine, s’en allait tout doucement
Avec sa toute petite mine, cueillir les couleurs des champs.
Dans ses mains toutes fines
On dirait du tissu blanc
Quelques fleurs cristallines
Comme en son cœur d’enfant
Entre monts et petits villages
Où la flore connaît son visage
Elle n’arrête pas sa petite chanson
Belle et jolie comme ficelle d’horizon
Tous les oiseaux du ciel lui répondent
Et tambours abondent quand le tonnerre gronde
Quelle symphonie !
L’Aigle aux ailes qui pointent le temps
Lui déposa les mots du vent :
« Viens je te mène là-bas dans le bosquet
Cueillir la rose princière que j’ai faite »
-« Maintenant, fit-elle, j’ai un cœur dans mon bouquet »
Si tu me demandes pour qui elles sont
Moi je te dis : pour son petit frère
© Mathias Adamkiewicz 1983 -2026
Si tu prends le flambeau
Garde un’ flamme
Sers la bien dans l’étau
De ton âme
Sous le signe de ton nom
Le chemin ne sera plus long
Il rejoint le nom des hommes et des femmes
Et tandis que le parcours dure, dure
Dans ta course le temps long tu rendures
Rappelle-toi de l’éclat que gardais ton bras
Sa lueur, sa chaleur qui est sûre
Quant tu comptes les efforts que tu donnes
La foulée mène le corps et l’étonne
Cette force, passion
Qui dessine un sillon
C’est le feu de ton cœur qui entonne
(Refrain) Courons pour gagner l’amitié
Chantons pour chanter ensemble
Je te mets tu me mets les lauriers
Vois, mon regard te ressemble
Lalala etc.
Si tu lèves l’étendard qu’on dépose
Des voix disent « trop tard » mais tu oses
Tiens-le fort, tiens-le haut
Ce pur et blanc drapeau
Sans fléchir quand tu cours, sans pause
Dans la nuit l’horizon t’abandonne
Seul tes pas et leur son qui résonne
Tu écoutes le silence
Le brouillard est dense
Un vent dit que la route sera bonne
Quand les astres se mêlent à l’aurore
À l’instant où toute belle vient d’éclore
Bat le pouls ta bannière
Et tous les gens de la terre
Suivront en chantant encore
(Refrain)
Si tous les hurlements du tonnerre
Leur furie s’acharnant sans se taire
Ta lueur il la teintent couleur de la crainte
N’oublie pas que ta course libère
Quan tous les pavillons tu éveilles
Avec tous ses haillons
Que le sang paye
Rattache-les pour de bon
Cette fois les liens tiendront
Les couleurs flotteront si tu veilles
Gagnant la croisée des chemins
Prend l’enfant la rosée dans ses mains
Il te pointe son navire
Tu lis son doux sourire
Son voyage est un chant sans fin
(Refrain)
© Mathias Adamkiewicz 1983 -2026